Et c'est reparti. Un autre week-end, une autre controverse liée au VAR, laissant les fans — et apparemment, les arbitres — perplexes. Le match nul 2-2 de samedi entre Manchester United et Bournemouth a été un excellent exemple du beau jeu embourbé dans des décisions subjectives et une application incohérente. United, déjà sous le choc d'une défaite 4-3 contre Chelsea quelques jours auparavant, semblait sur le point de décrocher une victoire tardive, mais est reparti avec un match nul qui ressemblait à une défaite.
Analysons les deux grands moments. D'abord, la 76e minute. Alejandro Garnacho, très actif tout le match, a pénétré dans la surface de Bournemouth. Son centre à ras de terre a touché le bras tendu d'Adam Smith. C'était serré, le bras de Smith était le long de son corps, mais il y a eu contact. L'arbitre Tony Harrington a laissé le jeu se poursuivre. Pas de penalty. Pas d'intervention du VAR. Les fans de United ont collectivement grogné, et honnêtement, qui pourrait les blâmer ? Le ballon a clairement changé de direction après avoir touché le bras de Smith. Ce n'était pas une "position naturelle". Si ce n'est pas une main dans la surface, alors qu'est-ce que c'est ?
Puis est venue la 87e minute, et c'est là que la vraie frustration a éclaté. Ryan Christie, essayant de reprendre un centre, a été taclé par Willy Kambwala. Le défenseur de United a à peine touché Christie, si tant est qu'il l'ait touché. Christie est tombé comme s'il avait été abattu par un sniper. Harrington a désigné le point de penalty. Et voici le coup de grâce : le VAR *est* intervenu. Stuart Attwell à Stockley Park a dit à Harrington de regarder l'écran. Après un long examen, Harrington a maintenu sa décision initiale. Dominic Solanke s'est avancé et a marqué le but égalisateur, assurant un point crucial pour les Cherries.
Le problème, c'est que le ralenti a montré un contact minimal. Minimal. On pourrait même dire que Christie a initié le peu de contact qu'il y a eu. Accorder un penalty pour cela, surtout après avoir refusé une occasion beaucoup plus claire à United quelques minutes plus tôt, ressemble à une gifle. Il ne s'agit pas seulement du résultat d'un match ; il s'agit de l'érosion de la confiance dans le système. Comment deux incidents similaires — ou dans le cas de United, beaucoup plus clairs — peuvent-ils être traités si différemment au cours de la même mi-temps de football ?
En toute franchise : le VAR est censé apporter clarté et cohérence. Au lieu de cela, il introduit souvent plus de confusion et de colère. Ce n'est pas seulement un problème pour United ; c'est un problème à l'échelle de la ligue. Rappelez-vous le but controversé refusé à Wolves contre West Ham en mars, où les officiels ont admis une erreur après le match ? Ou le penalty de Newcastle contre le PSG en Ligue des Champions, également suite à une décision de main discutable ? Cela arrive trop souvent. Les officiels dans la cabine semblent opérer selon un règlement différent de ceux sur le terrain, et aucun ne semble être sur la même longueur d'onde d'une semaine à l'autre.
Écoutez, je comprends. Les arbitres ont un travail difficile. Mais quand la technologie conçue pour les aider aggrave les choses, nous avons un problème. Cette incohérence ne fait qu'alimenter les théoriciens du complot et laisse des managers comme Erik ten Hag, qui était visiblement furieux sur le banc de touche, complètement déconcertés. Ce n'est pas bon pour le jeu.
Mon avis tranché ? La norme de "faute claire et évidente" pour l'intervention du VAR doit être sérieusement réévaluée. Ou mieux encore, donnez simplement à l'arbitre sur le terrain un seul écran et laissez-le prendre une décision rapide et finale sans les allers-retours interminables de la cabine. C'est un désordre en ce moment. Tant qu'ils n'auront pas réglé les directives et les auront appliquées uniformément, nous continuerons à voir ces moments déroutants.
United, quant à lui, occupe désormais la septième place de la Premier League, à dix points d'Aston Villa, quatrième. Ce match nul à Bournemouth pourrait bien être le coup de grâce pour leurs chances en Ligue des Champions.