Adieu de Salah à Anfield : Les millions saoudiens attendent, mais l'Europe l'appelle toujours
Le temps de Mohamed Salah à Liverpool semble toucher à sa fin. Six ans, 186 buts en 305 apparitions en Premier League, trois Souliers d'Or – les chiffres parlent d'eux-mêmes. C'est une légende du club, sans aucun doute. Mais avec son contrat qui entre dans sa dernière année l'été prochain, et aucune nouvelle offre sur la table, il est de plus en plus clair que le Roi égyptien se dirige vers la sortie. La question n'est pas *s'il* part, mais *où* il atterrira.
La manne financière saoudienne
Soyons réalistes, la destination la plus probable est l'Arabie Saoudite. Ils l'ont fortement sollicité l'été dernier, Al-Ittihad aurait offert plus de 150 millions de livres sterling pour ses services. Liverpool, à leur crédit, a tenu bon. Mais l'argent parle, surtout quand un joueur a dépassé la trentaine. Salah aura 32 ans en juin. Un contrat de deux ou trois ans en Saudi Pro League ferait de lui l'un des athlètes les mieux payés de la planète. Pensez à l'argent de Cristiano Ronaldo, peut-être même plus.
Les Saoudiens n'achètent pas seulement des joueurs ; ils achètent de l'influence, une marque mondiale. L'ajout de Salah, sans doute la plus grande icône du football arabe, à leur ligue serait un coup de maître. Il rejoindrait des joueurs comme Ronaldo, Karim Benzema et Sadio Mané. Al-Ittihad, Al-Hilal, Al-Nassr – choisissez votre poison. Ils ouvriraient tous le coffre-fort. Il continuerait à jouer au football, certes à une intensité moindre, et assurerait l'avenir financier de sa famille pour des générations. Et soyons honnêtes, après avoir tout gagné avec Liverpool – la Ligue des Champions en 2019, la Premier League en 2020 – que reste-t-il à prouver en Europe ?
Un rappel européen ? À peine un murmure
Voici le problème : en dehors de l'Arabie Saoudite, les options pour Salah sont étonnamment minces. Quel club européen d'élite a réellement besoin d'un ailier de 32 ans avec des salaires astronomiques ? Le Real Madrid et Barcelone sont tous deux à différents stades de reconstruction, se concentrant sur les jeunes talents. Le PSG a déjà Kylian Mbappé (pour l'instant) et essaie de s'éloigner du modèle "superstar". Le Bayern Munich vient de signer Harry Kane et privilégie la cohésion d'équipe.
Peut-être un retour en Italie ? La Roma, où il a passé deux saisons, l'accueillerait en héros. Il a marqué 15 buts en 31 matchs de Serie A en 2016-17 avant de rejoindre Liverpool pour 34 millions de livres sterling. Mais c'est un pas en arrière, pas un mouvement latéral, et à peine approprié pour un joueur de son calibre. L'Inter Milan ou la Juventus pourraient être des outsiders, mais leur puissance financière n'est plus ce qu'elle était. Un transfert vers un autre club de Premier League semble presque sacrilège, et franchement, je ne le vois pas enfiler un maillot de Chelsea ou de Manchester United. Il est trop ancré dans le tissu d'Anfield.
Ma prédiction audacieuse
Salah a tout de même inscrit 18 buts en Premier League cette saison, ajoutant 10 passes décisives. Il n'a pas fini. Loin de là. Mais les exigences incessantes de la Premier League, la pression constante dans un club comme Liverpool, cela fait des ravages. Ma prédiction audacieuse ? Il est parti. Il jouera une saison de plus à Anfield, donnera tout pour Arne Slot, puis fera ses adieux lors d'un transfert gratuit à l'été 2025.
Sa prochaine étape sera l'Arabie Saoudite. C'est trop lucratif pour être ignoré, trop attrayant pour un joueur qui a déjà conquis l'Europe. Il signera un contrat de deux ans, probablement avec Al-Ittihad, et deviendra le visage incontesté de la Saudi Pro League. Il marquera des buts pour le plaisir, restera une superstar mondiale et s'assurera une retraite dont la plupart des joueurs ne peuvent que rêver. Il le mérite.