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Les jeux d'esprit de Pep : pourquoi cette défaite en Carabao Cup aide en fait Arsenal

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📅 23 mars 2026⏱️ 4 min de lecture
Publié le 23-03-2026 · Pep Guardiola : la victoire de Man City en Carabao Cup pourrait recentrer Arsenal dans la course au titre

Écoutez, Pep Guardiola peut dire tout ce qu'il veut sur le fait que la Carabao Cup n'a pas d'importance pour la course au titre. Il est bon à ça, Pep. L'homme est un maître de la pique subtile, de la feinte psychologique. Mais quand Manchester City a écrasé Arsenal 3-0 à Wembley le 25 février 2018, cela a fait bien plus qu'ajouter un trophée de plus à l'armoire débordante de City. Pour Arsenal, ce fut un coup de poing dans le ventre, bien sûr, mais parfois il faut se faire frapper pour se réveiller.

Le fait est qu'Arsenal était déjà sur des bases fragiles. Ils venaient d'être éliminés de la FA Cup par Nottingham Forest en janvier, un choc 4-2. Leur forme en championnat était pour le moins inconsistante. Ils avaient perdu 2-1 contre Swansea quelques semaines avant la finale de Wembley, et allaient perdre 3-0 contre City à nouveau en championnat quelques jours plus tard. Cette finale de Carabao Cup n'était pas seulement une défaite ; c'était une exposition publique et indéniable de l'écart entre eux et les leaders du championnat. Petr Cech, habituellement un roc, semblait fragile. Shkodran Mustafi, eh bien, c'était Mustafi. Le milieu de terrain, souvent débordé, était absolument submergé par Kevin De Bruyne et Fernandinho. C'était un miroir tendu à tout ce qui n'allait pas.

Voici le truc : parfois, se faire complètement dominer en finale, quand tout le monde regarde, dissipe toute illusion persistante. Pour une équipe comme Arsenal, alors sous Arsène Wenger et s'accrochant à un héritage en déclin, ce genre de défaite peut être un mal nécessaire. Cela force une introspection. On peut trouver des excuses pour une défaite en championnat, blâmer l'arbitre, pointer du doigt un mauvais rebond. Mais une défaite 3-0 en finale de coupe ? Impossible de se cacher de ça. C'est pourquoi je pense en fait, malgré ce que dit Pep, que cela les a recentrés. Pas nécessairement pour *gagner* le titre cette saison-là – City était déjà en train de s'envoler avec, finissant finalement avec 100 points – mais pour évaluer honnêtement où ils en étaient.

Et il le fallait. Le club était dans une mauvaise passe. Ils ont terminé la saison 2017-18 de Premier League à la sixième place, leur plus mauvais classement en 23 ans. Ils ont fini à 37 points de City. Cette défaite à Wembley, lors d'une saison où ils allaient finalement faire leurs adieux à Wenger, a été un rappel brutal que les anciennes méthodes ne fonctionnaient plus. Le parcours en Europa League cette saison-là, où ils ont atteint les demi-finales avant de perdre contre l'Atlético Madrid, ressemblait plus à une distraction qu'à un signe de véritable progrès. C'était un espoir fugace, plutôt qu'une véritable reconstruction.

La défaite en Carabao Cup, donc, ne concernait pas la perte d'un trophée mineur. C'était un signal clair et indéniable que le club avait besoin d'un changement fondamental. Elle a mis en évidence les faiblesses défensives qui les ont vus concéder 51 buts en championnat cette saison-là, le plus grand nombre de buts encaissés sous l'ère Wenger. Elle a montré le manque d'un véritable milieu de terrain défensif, et le fardeau créatif placé presque entièrement sur Mesut Özil. Les commentaires de Pep sont des jeux d'esprit classiques, tentant de minimiser l'impact psychologique. Mais je dirais que cette défaite a été une étape cruciale, bien que douloureuse, vers la reconnaissance par Arsenal des problèmes profonds qui devaient être résolus. Ils n'ont pas gagné le titre, mais cela a préparé le terrain pour la refonte nécessaire qui a suivi.

**Ma prédiction audacieuse ? Cette défaite en Carabao Cup, plus que tout autre résultat cette saison-là, a accéléré le départ d'Arsène Wenger et a ouvert la voie à la reconstruction éventuelle du club sous Mikel Arteta, des années plus tard.**