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Le chef-d'œuvre de Beto contre Chelsea : une étincelle bleue pour l'Europe ?

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📅 24 mars 2026⏱️ 5 min de lecture
Publié le 24-03-2026 · Beto renaît - L'attaquant mis de côté pourrait-il inspirer Everton vers la Ligue des Champions ?

Vous vous souvenez de Beto ? Le joueur arrivé à Everton l'été dernier pour 25 millions de livres sterling en provenance d'Udinese, qui semblait un peu perdu dans le jeu rude de la Premier League ? Oui, ce Beto-là. Pendant des mois, il a été une blague, un symbole de la politique de transfert souvent douteuse d'Everton. Il n'avait marqué qu'un seul but lors de ses 13 premières apparitions en championnat, un but facile contre Sheffield United en septembre. La plupart des fans l'avaient déjà considéré comme un autre flop coûteux à Goodison Park.

Mais ensuite est arrivé dimanche. Chelsea à domicile. Un match énorme pour les deux clubs, bien que pour des raisons très différentes. Beto, titulaire à la place de Dominic Calvert-Lewin, semblait être un joueur complètement différent. Il était une force. À la 25e minute, il a dominé Axel Disasi et a tiré un coup de feu que DJ Petrovic n'a pu que parer, permettant à Abdoulaye Doucouré de bondir pour l'ouverture du score. Ce n'était pas de la chance ; c'était de la pure détermination. Il a enchaîné à la 64e minute, en reprenant de la tête un centre de Dwight McNeil pour sceller une victoire dominante 2-0 pour les Toffees. Deux buts, une passe décisive et une performance qui a fait rugir la Gwladys Street.

Ce n'était pas juste un coup d'éclat. Les chiffres sous-jacents de ce match racontent une histoire. Beto a complété 85% de ses passes, a remporté 7 duels aériens sur 10 et a eu 4 tirs cadrés. Il a malmené Thiago Silva et Disasi tout l'après-midi. C'était le genre de performance complète d'avant-centre qu'Everton attendait depuis le départ de Romelu Lukaku. L'entraîneur Sean Dyche a qualifié sa performance d'"exceptionnelle", et il est difficile de ne pas être d'accord.

Voici le problème : Everton, malgré un début de saison avec une déduction de huit points, est soudainement en train de remonter. Ils occupent la 7e place du classement de la Premier League avec 50 points après 34 matchs, à seulement trois points de Manchester United (6e) et à sept points de Tottenham (5e). Avec quatre matchs restants, y compris des rencontres gagnables contre Luton et Sheffield United, la qualification européenne n'est plus un rêve lointain. C'est un objectif tangible.

Et ce n'est pas seulement Beto. Jordan Pickford a réalisé trois arrêts cruciaux contre Chelsea. Jarrad Branthwaite a été une révélation en défense centrale, attirant l'intérêt de clubs comme le Real Madrid. Mais l'attaque a souvent été la pièce manquante. Calvert-Lewin, bien que capable, a des problèmes de forme physique. Beto, s'il peut reproduire cette forme contre Chelsea, change tout pour Dyche. Il offre de la vitesse, de la puissance et une véritable menace aérienne que peu de défenseurs peuvent gérer.

Écoutez, c'est un pari risqué, je le sais. Manchester United a un calendrier favorable, et Tottenham est toujours dans la course. Mais l'élan d'Everton est réel. Ils ont remporté cinq de leurs sept derniers matchs de championnat, y compris des victoires impressionnantes contre Liverpool et Chelsea. Ils jouent avec confiance et une discipline tactique difficile à briser.

Mon pronostic audacieux ? Si Beto continue de performer à au moins 75% de son niveau contre Chelsea, Everton *terminera* devant Manchester United cette saison. Il a trouvé ses marques, et cela pourrait être le catalyseur de quelque chose de vraiment spécial.

**Ce que la forme de Beto signifie pour la fin de saison**

Le calendrier restant d'Everton est délicat, mais pas insurmontable. Ils se déplaceront pour affronter Brentford, puis Luton Town, avant de recevoir Sheffield United à domicile, et enfin Arsenal à l'extérieur le dernier jour. Les matchs contre Brentford et Luton sont d'énormes opportunités de prendre six points. Si Beto peut marquer lors de ces matchs, la pression augmentera sur les équipes au-dessus d'eux.

La confiance de l'attaquant de 25 ans semble entièrement restaurée. Il presse plus fort, fait des courses plus intelligentes et, surtout, concrétise ses occasions. Ce but contre Chelsea, la façon dont il a traversé les défenseurs, suggère qu'il s'est enfin adapté à la physicalité du jeu anglais. Cela lui a pris du temps – 26 apparitions pour trouver son rythme – mais le timing ne pouvait pas être meilleur pour les Toffees.

Le fait est que cette équipe d'Everton se nourrit de l'adversité. Ils se battent contre la relégation et les déductions de points depuis des années. Ils sont faits pour ces matchs à enjeux élevés. Avec Beto en pleine forme, ils ont un point d'ancrage légitime en attaque qui peut transformer des demi-occasions en buts.

**Le rêve européen, enfin ?**

Everton ne s'est pas qualifié pour la Ligue des Champions depuis la saison 2005-2006. Ils n'ont participé à aucune compétition européenne depuis la campagne de la Ligue Europa 2017-2018, où ils ont été éliminés en phase de groupes. Cette équipe actuelle, souvent décriée, a une chance de réécrire cette histoire.

Il ne s'agit pas seulement de Beto, bien sûr. Le leadership de Pickford, le calme de Branthwaite, le moteur de Doucouré – tous sont essentiels. Mais une équipe a besoin d'un attaquant capable de marquer dans les grands moments. Beto l'a fait contre Chelsea, et maintenant la question est de savoir s'il peut le faire de manière constante. Les premiers signes sont prometteurs.

Je vous le dis, s'ils se qualifient pour l'Europe, Beto sera le visage de cet improbable exploit.

Prédiction : Everton termine 6e, assurant une place en Ligue Europa, et Beto marque au moins trois buts supplémentaires lors des quatre derniers matchs.